Éditorial par le CA de la CPICIV

La CPICIV

En ce début de 2015, nul ne peut prédire ce que l’année réserve à l’île Verte. Il y a cependant plusieurs signes encourageants :

  • la fin de la période de rodage du traversier Peter-Fraser signale l’élaboration d’un horaire 2015 bien adapté aux besoins des insulaires et des visiteurs;
  • Airmedic offre maintenant un service amélioré de transfert médical d’urgence;
  • dès que la municipalité et Inter-Rives seront en mesure d’en assurer le service, deux véhicules électriques faciliteront le déplacement des visiteurs à l’île durant la période estivale;
  • enfin, TransCanada réfléchit à la viabilité de son projet de construction d’un terminal pétrolier à Gros-Cacouna.

Le projet TransCanada a soulevé plusieurs critiques de la part des citoyens et des groupes environnementaux et a donné lieu à un jugement cinglant de la Cour supérieure du Québec. Le 6 décembre 2014, notre conseil municipal a résolu de s’opposer au projet initial en l’absence de mesures de protection environnementale et la CPICIV salue cette décision. La situation a cependant évolué depuis, car il est maintenant possible que TransCanada décide de ne pas aller de l’avant avec la construction à Gros-Cacouna.

Le moment est donc propice pour proposer un plan de protection à long terme pour
le milieu, qui regorge d’une faune marine et aviaire exceptionnelle. En témoigne la présence de nombreuses aires protégées, dont les suivantes :

  • la Réserve nationale de faune de la Baie-de-L’Isle-Verte, reconnue au niveau international comme un site Ramsar;
  • la Réserve nationale de faune des îles de l’estuaire;
  • le Parc marin du Saguenay – Saint-Laurent.

La réputation du Bas-Saint-Laurent repose sur la présence de ses nombreux milieux naturels, la beauté de ses paysages et sa vocation avant tout agricole, agroalimentaire et récréotouristique. Ces éléments génèrent des retombées économiques importantes pour l’ensemble de la région. Un projet industriel de l’ampleur de celui proposé pour le Gros-Cacouna, en plein coeur d’un milieu écosensible, comportant de sérieux risques de pollution, et dont les retombées économiques à long terme sont aléatoires, porterait un dur coup non seulement à l’environnement, mais aussi à la réputation et à l’économie
de notre région.

Nous croyons qu’un plan de protection à long terme est nécessaire pour empêcher de tels dérapages et pour mettre en valeur les véritables atouts du Bas-Saint-Laurent. C’est dans cette optique que la CPICIV, par l’entremise du comité de surveillance présidé par Bruno Vincent, a proposé au conseil municipal un projet de résolution à cette fin.

Le 7 février dernier, le conseil s’est penché sur cette résolution ainsi que sur une résolution connexe adoptant le béluga comme animal emblème de la Municipalité. Les deux textes se trouvent dans ce numéro. Le conseil a adopté la première résolution mais avant d’adopter la deuxième, il souhaite consulter la population.

Nous espérons que les résidents se feront entendre en grand nombre et que cet exercice en démocratie participative porte le conseil à adopter le béluga comme animal
emblème.

Membres du Conseil d’Administration de la CPICIV:

  • Aline Grenon (présidente)
  • Bernard Gagnon (vice-président)
  • Bastien Vézina (secrétairetrésorier)
  • Gilbert Delage
  • Daniel Dussault
  • Marc Leblanc
  • Colette Lussier

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