Éditorial par le CA de la CPICIV

Dans ce numéro, L’Insulaire publie un compte rendu de la séance du conseil municipal du 2 mai. Le compte rendu dresse un portrait sombre, voire accablant, de la démocratie municipale actuelle.

Plusieurs personnes constatent depuis plus d’un an la détérioration du processus démocratique et la séance du 2 mai l’a mise en évidence. Les difficultés actuelles semblent être liées aux éléments suivants : un manque de transparence, l’absence de communication avec les conseillers entre les séances du conseil, un manque de collaboration avec certains organismes et un problème de communication entre le Comité consultatif d’urbanisme et le conseil.

Il est normal qu’il y ait des points de vue divergents sur certains sujets et qu’il y ait des débats. Il est normal que la Municipalité doive faire des choix qui ne seront pas toujours appréciés par tous les membres de la population. Mais ce qui n’est pas normal, c’est de tenir une partie de la population dans l’ignorance, de passer sous silence certains projets ou de faire en sorte que les débats ne puissent avoir lieu.
Il importe que les discussions et les décisions se fassent ouvertement et que la population soit informée des enjeux et des différentes options avant la prise de décisions importantes. Et il importe que les décisions adoptées par la Municipalité soient perçues comme ayant été motivées par le bien-être de la population dans son ensemble et non pas par les intérêts d’un petit groupe.

Nous invitons donc le Maire et les conseillers municipaux à expliquer à nos lecteurs, dans le prochain numéro de L’Insulaire, comment ils s’y prendront pour rendre la démocratie municipale plus ouverte et efficace.

Le C.A. de la CPICIV : Aline Grenon (présidente), Bernard Gagnon (vice-président), Bastien Vézina (secrétaire-trésorier), Gilbert Delage, Daniel Dussault, Colette Lussier.